Ce matin, je me suis réveillée en pensant à ma nièce Marie-Ève dont c'est l'anniversaire aujourd'hui. :)
Je suis partie de l'appartement vers 9 h 30 dans l'espoir de visiter le "Monasterio de las Descalzas Reales" (le monastère royal des Carmes-Déchaussées) dès son ouverture. À mon arrivée, j'ai fait la queue. J'ai pris mon billet pour la visite guidée en anglais (la seule de la journée) à 12 h 15. Les quatre autres visites se donnaient en espagnol et déjà quelques-unes affichaient "completo". J'ai donc recommencé mon manège d'hier et suis allée me promener dans les rues de Madrid. J'ai visité deux églises : la "Iglésia de San Ginès" et la "Iglésia de Santa Cruz". J'ai admiré des danseurs de tango et des balcons madrilènes...
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| La "Iglésia de San Ginès" |
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| Un couple qui offre une performance de tango, avant de poursuivre sa route. |
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| Balcons, comme je les aime! |
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| Bâtiment à la station de métro "Callao" |
Je me suis présentée pour la visite de midi et quart. La visite d'une heure et 15 minutes a été vraiment captivante. Le monastère était au départ l'ancien palais de Charles 1er et d'Isabel du Portugal. Le lieu a été transformé en couvent en 1564 par Jeanne d'Autriche, soeur de Philippe II, pour les jeunes filles de l'aristocratie. Les novices apportaient leur dot et faisaient voeu de pauvreté et de pénitence, suivant le modèle de Saint-François et de Sainte-Claire d'Assise qui allaient pieds nus. Tout au long de la visite, nous avons pu apprécier les 33 chapelles (33 nonnes franciscaines au maximum sont autorisées à vivre dans le couvent), le grand escalier Renaissance et ses fresques colorées, ainsi que des tableaux magnifiques provenant en partie des dots (Titien, Bruegel, Rubens). Une salle révèle des tapisseries absolument extraordinaires! Aujourd'hui, le monastère abrite toujours une vingtaine de carmes déchaussées de l'ordre franciscain dont l'âge varie entre 45 et 93 ans. Leur seule permission de sortie est pour consulter le médecin.
Voici quelques photos extérieures. Vous aurez compris que, dans ce lieu sacré, les photos sont interdites.
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| El Monasterio de las Descalzas : pas plus de 33 nonnes - l'âge de la mort du Christ. |
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| Les religieuses qui vivent dans ce couvent sont cloitrées. |
La faim se faisant sentir, j'ai opté pour des "patatas bravas" du resto "Las Bravas" dont la sauce est brevetée. Il parait que c'est la meilleure sauce en ville.
Après ma pause quotidienne, j'ai décidé d'aller au "Museo Nacional de Antropologia". En plus des expositions permanentes, j'ai eu la chance de voir l'exposition temporaire de Martin Chambi et ses magnifiques photos du Pérou.
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| Bel édifice du musée de l'anthropologie. |
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| Étage : "América" - vêtements andins |
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| Étage "Africa" - pilon et mortier |
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| Étage : "Filipinas" - tableau d'un pêcheur, 1875 |
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| Étage : "Religiones Orientales" - autel bouddhiste. |
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| Exposition temporaire : "Perù", photo d'une barque en "tortora" des Uru. Je vais montrer ça à mes élèves! |
J'ai repris le métro pour me diriger dans le quartier des affaires pour immortaliser les "Cuatro Torres" : la "Torre Espacio" (223 mètres en verre), la " Torre Sacyr Vallehermoso" (236 mètres, c'est un hôtel 5 étoiles), la "Torre Cristal" (jardin suspendu à 249 mètres) et la "Torre Caja Madrid" (la plus haute avec ses 250 mètres).
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| La plus haute : La Torre Caja Madrid |
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| Deux des quatre tours. |
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| La Torre de Cristal. |
Je n'ai pas réussi à les photographier les 4 ensemble. Donc, voici une photo prise sur internet.
http://lewebpedagogique.com/geotrouvetout/tag/madrid/
Je me suis ensuite rendue dans un musée bien particulier : le "Museo al Aire Libre". Cette collection en plein air est composée de 17 sculptures abstraites dissimulées en-dessous d'un pont routier. Des oeuvres du catalan Joan Miro, du basque Eusebio Sempere et d'Alberto Sanchez (un des grands sculpteurs espagnols du XXe siècle) s'y trouvent.
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| Sculpture d'Alberto Sanchez : Toros ibéricos, vers 1958- 1960, bronze |
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| Le dessous d'un pont routier aménagé en musée en plein air. |
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| Sculpture de Joan Miro, "Mère ubu", 1975, bronze |
J'ai terminé ma soirée en me rendant à la Plaza Mayor. Dans le cadre des festivités de la San Isidro, du 14 au 17 mai, se tenait un concert de l'orchestre philarmonique d'Espagne. La soprano Ainhoa Arteta a interprété plusieurs airs d'opéra dont "L'amour est un oiseau rebelle" de Bizet. Vraiment, très beau concert gratuit! La place était bondée.
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| Les gens arrivés avec deux heures d'avance, étaient assis. |
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| J'étais debout, mais je n'ai rien perdu du spectacle. |
Une journée bien remplie qui m'a enchantée, une fois de plus!
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