lundi 25 mai 2015

Merveilleux lundi!

J'ai vraiment passé une merveilleuse journée aujourd'hui.

Tout d'abord,  j'ai pris le métro et l'autobus 601 pour aller visiter le dernier endroit auquel me donnait accès mon laissez-passer "Bono Patrimonio Nacional".

Je suis donc allée visiter le "Real Palacio del Pardo", un des palais du roi d'Espagne. La visite se devait d'être guidée (C'est le seul de tous les palais royaux qui exige une visite avec guide). J'ai failli l'avoir en français jusqu'à temps que deux couples d'Américains se présentent. Donc, la majorité l'emporte... Notre guide a été vraiment extraordinaire. C'est la visite la plus intéressante et dynamique depuis mon arrivée. À l'intérieur, les photos sont interdites et le garde de sécurité ferme la marche. J'ai maintenant l'habitude.

J'ai appris un tas de faits historiques.
Ce palais est à environ 6 kilomètres de Madrid. Il fut initalement commandé par Henri IV de Castille qui voulait se rapprocher des territoires de chasse. Il fut ensuite agrandi par Charles 1er et Philippe II. La fin de la construction se situe aux alentours de 1568. Un incendie l'a sérieusement endommagé en 1604 et il a été reconstruit. Charles III (Carlos III) utilisait ce palais comme résidence d'hiver.

Pendant la Guerre d'Espagne, le palais a servi de quartiers généraux aux Brigades internationales et de résidence au Général Franco, jusqu'en 1975. Aujourd'hui, il sert à recevoir les chefs d'États et les hauts dignitaires des pays étrangers en visite en Espagne. Le roi actuel ne l'habite pas. La famille royale réside plutôt au Palais  royal de la Zarzuela, non loin de Madrid et du palais El Pardo.
Voici le palais et ses jardins:
Devant du "Real Palacio Nacional du Pardo"
Les allées du jardin royal.
Ces arbres en boules me plaisent.
De toute beauté!
La fontaine murmure doucement à l'entrée des jardins.

À l'arrière du palais.
Le guide nous a présenté de nombreuses salles du palais qui est divisé en deux : la vieille partie des Habsbourg et la partie plus récente, celle des Bourbon. Tout au long de la visite, le guide nous expliquait la provenance des éléments de décoration : chandeliers (français), des horloges (françaises), des tableaux (flamands et espagnols) et surtout, les immenses tapisseries (flamandes et espagnoles). Certaines des tapisseries flamandes renferment des fils d'argent ou d'or. Certains murs sont entièrement recouverts de ces tapisseries, qui, en plus d'être admirables pour les yeux, jouaient un rôle utilitaire. En effet, elles aidaient à conserver le palais plus chaud en hiver... Les tapisseries de Goya, tissées à la Fabrique royale de tapis de Madrid, sont particulièrement lumineuses.
J'ai vraiment aimé les appartements où les touches de modernité se mêlaient au mobilier antique: les salles pour recevoir les chefs d'état et le bureau, le salon (avec télévison et radio) et la salle de bain en marbre du général Franco.  Nous avons terminé la visite par la chapelle, accompagnés du garde de sécurité.
La chapelle, à gauche du palais.
Après cet avant-midi enrichissant, je suis retournée à Madrid pour me payer une gâterie, un dernier "chocolate con churros".

C'est bon, mais pas pour la ligne!
Puis, le musée du Prado m'attendait pour une dernière fois. J'ai parcouru les salles que je n'avais pas encore vues.
En quatre visites, j'ai réussi à visiter TOUTES les salles de 1 à 101. Il faut noter que certaines salles comme la 9, se déclinent aussi en 9A et 9B... J'ai même été gourmande et suis retournée admirer l'exposition temporaire de Goya avant de quitter les lieux, avec un petit pincement au coeur... 
De retour à mon appartement, j'ai communiqué avec Eugénie. Elle doit travailler car elle a un examen à préparer.
 Donc, vers 20 h, j'ai profité de la douceur de la soirée pour aller me promener en solitaire au "Parque del Buen Retiro". De nombreux Madrilènes ont eu la même  idée que moi.
C'est un pur bonheur ce parc au centre-ville.
Peine perdue, la qualité de mes égoportraits ne s'améliore pas. 
Des amoureux dans le parc. Dommage, il manquait le mien...
"Le Palacio de Velasquez", affilié au musée Reina Sofia, présente un complément de l'exposition de Carl Andre, sculpteur et poète de l'art minimaliste américain né en 1935 au Massachusetts.
Aperçu des oeuvres de Carl Andre. Minimaliste...
Charmant pont au détour d'un sentier.
Vers 21 h30, je suis retournée prendre le métro. Le ciel était encore clair et l'air était doux. Belle fin de soirée.
La porte d'Alcala, près de la station de métro Retiro.
À  23 h, le mercure indique 23 degrés...

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